Passer au contenu principal

Le mois de juillet

Je voulais commencer cette newsletter par un texte qui m’a arrêtée net quand je l’ai découvert. Il vient de la Katha Upanishad, l’un des textes fondateurs de la philosophie indienne, probablement rédigé entre le VIe et le IVe siècle avant notre ère.

« Quand les cinq sens de connaissance se tiennent ensemble avec le mental, et que l’intelligence ne bouge plus, on nomme cela la voie suprême. On connaît sous le nom de yoga cette ferme tenue des sens. Et l’on devient concentré, car le yoga est apparition et résorption. »

C’est probablement l’une des définitions les plus anciennes du yoga, qui nous soit parvenue. On y retrouve trois éléments qui seront repris des siècles plus tard dans les Yoga Sūtra de Patañjali : le calme du mental, le contrôle des sens, et la concentration dans ses formes les plus profondes. Les Upanishad sont des textes philosophiques rédigés en sanskrit, issus de la tradition védique. Ce sont eux qui posent les premières grandes questions sur la nature de l’être, du mental et de la conscience.

Ce qui me frappe dans cette définition, c’est qu’elle ne parle pas de postures. Elle parle d’apprendre à tenir ensemble le corps et le mental.

C’est exactement ce que j’observe sur le tapis. Le yoga apporte quatre choses concrètes, que j’ai entendues formulées clairement pour la première fois dans un épisode, que je vous recommande absolument d’écouter, du podcast Terrain Sensible de Gabz_flow avec Lara Deweerdt, professeure de yoga, et qui correspondent exactement à ce que je vois se passer en cours:

  • La respiration d’abord, qui agit directement sur le système nerveux.
  •  L’intéroception ensuite, cette capacité à observer ce qui se passe à l’intérieur de soi.
  • La proprioception, la conscience de son corps dans l’espace et de ses limites. Ce que j’aime dans cette idée, c’est que prendre conscience de ses limites physiques ouvre souvent vers la capacité à poser des limites dans sa vie.
  •  Et enfin la force et la souplesse, parce qu’avoir un corps fort et souple, ça change vraiment la façon dont on se sent capable d’agir.

Source : podcast Terrain Sensible, Gabz_flow, épisode avec Lara Deweerdt.

Quand quelqu’un tient une posture d’équilibre, tout ça se passe en même temps. Le pied sent le sol, l’oreille interne ajuste, la respiration se régule. Le système nerveux s’organise parce qu’on lui a appris à le faire.

C’est là que ça rejoint quelque chose que je pratique en parallèle depuis plusieurs années. Les Techniques d’Optimisation du Potentiel, les TOP, sont une méthode issue de la préparation des sportifs de haut niveau et de la médecine militaire. La météo intérieure, le renforcement positif, la préparation mentale, tous ces outils supposent qu’on sache déjà lire ce qui se passe dans son corps. Le yoga construit cette capacité. Les TOP l’utilisent comme levier de performance.

J’ai mis du temps à formuler ce lien clairement, mais c’est ce que je fais depuis des années sans le dire : travailler le corps et le mental ensemble, avec deux disciplines qui se parlent et se répondent.

En septembre, je propose pour la première fois un programme qui formalise ça.

Cinq jours, un contenu par jour : une séquence yoga, des outils TOP, des exercices de respiration. Le programme s’appelle 5 jours pour structurer ton Corps et ton Mental. Il sera disponible à partir du 14 septembre à 17€, un tout petit prix pour que le maximum de personnes puissent découvrir la force de ces deux pratiques cumulées.

Les inscriptions ne sont pas encore ouvertes, mais si tu veux être prévenu en priorité, tu peux t’inscrire : Je veux être sur la liste d’attente

À très vite,

Leslie

Actu yoga et sciences

Une méta-analyse publiée en 2025 dans Frontiers in Psychiatry portant sur 517 patients montre que les exercices de pranayama produisent des effets sur la santé mentale comparables à ceux des thérapies standard. Les chercheurs font une distinction importante entre les respirations lentes, qui activent le système parasympathique et favorisent l’apaisement, et les respirations rapides, qui ont un effet stimulant sur l’énergie et la vigilance. Ce que les pratiquants de yoga et les praticiens TOP savent depuis longtemps commence donc à être documenté sérieusement et ça change le regard qu’on peut porter sur la respiration comme outil, pas comme accessoire.

Source : Haller et al., Frontiers in Psychiatry, août 2025.